« It was on a dreary night of February… »

Elle n’était pourtant pas si morne cette soirée.* Elle était même plutôt agréable. Je venais de finir pour la énième fois La forêt des captifs de Pierre Bottero, accompagnée d’un thé chaud et sucré. L’atmosphère était paisible et mon corps ne demandait plus qu’à sombrer dans une douce torpeur. Pourtant, mon esprit, lui, était fébrile.  Il avait […]

« Je ne suis pas sûr qu’il soit possible d’être exceptionnel sans être un peu anormal aussi. »

     De nombreux artistes extrêmement talentueux, tels Charles Baudelaire ou Vincent Van Gogh, sont connus pour avoir flirter avec la folie (ou bien pour être complètement fou). Ainsi, génie est souvent synonyme de folie et vise versa. C’est cette thématique que nous propose d’aborder Benjamin Wood dans sont premier roman, Le complexe d’Eden Bellwether, centré sur le personnage éponyme, organiste virtuose,  et sont petit groupe d’amis, étudiants au King’s College de Cambridge.

Résumé : Cambridge, de nos jours. Au détour d’une allée du campus, Oscar est attiré par la puissance de l’orgue et des chants provenant de la chapelle de King’s College. Subjugué malgré lui, il ne peut maîtriser un sentiment d’extase. Premier rouage de l’engrenage. Dans l’assemblée, une jeune femme capte sont attention. Iris n’est autre que la sœur de l’organiste virtuose, Eden Bellwether, dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique…

L’avis de la P’tite Poucette : 

     Les personnages et leur complexité sont des éléments essentiels à la qualité de l’oeuvre. Je me suis de suite attachée à Oscar, aide-soignant et seule personne « normale » dans ce monde d’étudiants surdoués, de musiciens virtuoses et de doctorants qu’est la ville universitaire de Cambridge. Il apporte un véritable vent de fraîcheur : c’est un jeune homme ordinaire, qui n’a pas forcément eu la chance de Lire la suite »

Le mot de la semaine #1

 

Lemotdelasemaine

 

Inspiré du C’est lundi, que lisez-vous ? organisé par Galléane, vous retrouvez hebdomadairement dans Le mot de la semaine les livres que j’ai lu la semaine passée, les derniers articles et ceux à venir !

♦ ♣ ♠ Mes dernières lectures ♦ ♣ ♠

                                                                     Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood  (Chronique à venir)

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« Le bien, pour un livre, est d’être lu »

Le roman policier a engendré de nombreux sous-genres littéraires tel que le roman à énigme (Agatha Christie, Arthur Conan Doyle), le thrilller (Maxime Chattam), le roman noir (James Ellroy) mais aussi le policier historique. L’un des auteurs emblématiques du genre est Umberto Eco avec Le nom de la rose 

Résumé de l’éditeur : « En l’an de grâce et de disgrâce 1327, rien ne va plus dans la chrétienté. Des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes. Lorsque Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, arrive dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre la Provence et la Liturie -que tout l’Occident admire pour le science de ses moines et la richesse de sa bibliothèque- , il est aussitôt mis à contribution par l’abbé. La veille, un moine s’est jeté du haut des murailles. C’est le premier des assassinats qui seront scandés par les heures canoniales de la vie monastique. Crimes, strupe, vice, hérésie, tout va advenir en l’espace de sept jours. »

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Le Festival au fauteuil vert : Sang d’Encre !

Depuis vingt ans, se déroule à Vienne l’un des plus importants festival du roman policier francophone : le festival Sang d’Encre. Le temps d’un week-end, la littérature policière est à l’honneur. A cette occasion, de nombreux auteurs de polars sont invités : Olivier Truc, Laurent Guillaume, Olivier Barde-Cabuçon… Des rencontres avec les auteurs sont organiser ainsi que de nombreuses tables rondes. Ce sera aussi l’occasion de remettre les quatre prix du festival : le prix Sang d’Encre (attribué à un roman policier francophone par une jury choisie ), les Gouttes de Sang d’encre (le prix des lecteurs), les Bulles d’Encre (le prix de la meilleure BD policière) et enfin, celui qui me tient le plus à cœur : le prix Sang d’Encre des lycéens !

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C’est lundi, que lisez vous ? #11

 

C'est lundi, que lisez-vous

Le principe de ce rendez-vous est simple, il faut répondre à trois questions chaque lundi:

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment?

3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce rendez-vous est organisé par Galléane et vous pouvez retrouver tous les billets sur son blog.

Ce que j’ai lu la semaine passée :
e1785-tuez_qui_vous_voulez_cabucon
Chronique ici !

Tuez qui vous voulez de Olivier Barde-Cabuçon

La faux soyeuse de Eric Maravélias. Un véritable chef d’oeuvre !

A fond de cale de Dominique Delahaye. Je reste… perplexe. 

Ce que je suis en train de lire :

Aux animaux la guerre de Nicolas Mathieu.

Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 régional et puis basta.
Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre. Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes. Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Épinal et Nancy. Une fille, un Colt .45, la neige, à partir de là, tout s’enchaîne.
Aux animaux la guerre, c’est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent désormais que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d’un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C’est l’histoire d’un monde qui finit. Avec une fille, un Colt .45, la neige.

Ce que je vais lire ensuite :

Pantagruel de François Rabelais. 

Terminus Belz de Emmanuel Grand

Black cocaïne de Laurent Guillaume

Et vous, qu’avez vous lu ?

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