« It was on a dreary night of February… »

Elle n’était pourtant pas si morne cette soirée.* Elle était même plutôt agréable. Je venais de finir pour la énième fois La forêt des captifs de Pierre Bottero, accompagnée d’un thé chaud et sucré. L’atmosphère était paisible et mon corps ne demandait plus qu’à sombrer dans une douce torpeur. Pourtant, mon esprit, lui, était fébrile.  Il avait envie de lire, d’écrire, de photographier, de découvrir, de partager, d’aller au-delà des frontières. Cela ne m’était pas arriver depuis des mois. J’ai pris un carnet et j’ai commencé à écrire. Cela ne suffisait pourtant pas. Il fallait que je me reconnecte réellement au monde. C’est alors que dans mon cerveau surchauffé s’est faufilé un lointain souvenir, presque un mirage… Il y a longtemps, alors que les sorcières traversaient encore sur leur balais le ciel nocturne, que les loups parlaient en toute impunité à la Lune et que l’Homme n’était qu’un embryon, j’avais un blog.

Pourquoi l’avais-je laissé tomber ? Plusieurs réponses s’imposèrent. La principale était surement la procrastination « Pas aujourd’hui, je suis trop fatiquée », « Demain, j’aurais moins de travail », etc, etc. Cela était impardonnable et ne justifiait pas cet abandon. L’autre raison était l’absence d’envie. Je n’avais plus envie de partager, de découvrir, de sortir des sentiers battus, toutes ces choses qui m’ont poussées à me lancer dans la grande aventure Internet.

Je n’ai pas pour autant arrêté de lire, et j’ai même fait de belles trouvailles; je n’ai pas arrêté de voyager, et se fut même merveilleux. Mais voilà, je me sentais creuse ou submergée par ma vie. Il fallait donc un retour aux sources, un voyage dans le temps, pour me remettre d’aplomb. L’envie a finis par revenir mais c’est une friche que j’ai découverte. Tout était en vrac et bancal. Tout était à reconstruire. Cela aurait du me décourager mais j’ai décidé de faire table rase. S’il fallait reconstruire, c’était aux fondations qu’il fallait s’attaquer ! J’ai alors ressortis mon clavier, rouverts mon compte WordPress : j’allais créer un nouveau blog ! Celui là ne serait plus axé seulement sur la lecture mais sur la culture au sens large. Livres, expositions, musées, voyages, monuments, et même sériées télévisées et cinéma si l’aventure me tentait !

Avec cette nouvelle ligne éditoriale, j’ai du tout revoir et conclure que Les Carnets de la P’tite Poucette , s’était finis. J’avais si longtemps navigué sous ce pavillon que cela ne fut pas facile de le laisser au port. J’ai finalement trouvé mon nouvel étendard : Isabeau de Bellevue, encore un pseudonyme, mais qui me correspondait beaucoup mieux. Je ne sais pas si ce nouveau navire prendra le large, il vogue encore en eaux peu profondes. Cela prendra sûrement du temps mais je ne désespère pas. Ma liste d’articles que je veux faire est prête, les premières ligne d’une prochaine chronique au bout de mes doigts. Je n’ai pas tiré un trait définitif sur mon travail dans Les Carnets, vous retrouverez sur mon nouveau blog quelques articles qui, je pense, méritent encore d’être lu. Et si vous êtes nostalgique, vous pouvez  lire l’intégralité des articles publiés ici que je laisserais en ligne.

J’espère vous retrouver très bientôt pour de nouvelles découvertes !

Isabeau (anciennement Poucette)

*Le titre est un pastiche de Frankenstein de Mary Shelley « It was on a dreary night of November… »

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