Le Festival au fauteuil vert : Sang d’Encre !

Depuis vingt ans, se déroule à Vienne l’un des plus importants festival du roman policier francophone : le festival Sang d’Encre. Le temps d’un week-end, la littérature policière est à l’honneur. A cette occasion, de nombreux auteurs de polars sont invités : Olivier Truc, Laurent Guillaume, Olivier Barde-Cabuçon… Des rencontres avec les auteurs sont organiser ainsi que de nombreuses tables rondes. Ce sera aussi l’occasion de remettre les quatre prix du festival : le prix Sang d’Encre (attribué à un roman policier francophone par une jury choisie ), les Gouttes de Sang d’encre (le prix des lecteurs), les Bulles d’Encre (le prix de la meilleure BD policière) et enfin, celui qui me tient le plus à cœur : le prix Sang d’Encre des lycéens !

Depuis 1999, douzes élèves de chaque lycées de l’agglomération viennoise sont sélectionnés. Leur mission est de lire les cinq livres de la sélection et, au cours de deux repas, de choisir le meilleur roman de la sélection.

Je tenais vraiment à vous faire découvrir ce festival qui permet de mettre en avant des auteurs francophones méconnus et permet à des adolescents de partager leur passion de la littérature.

Cinq roman sont donc en liste :

Au animaux la guerre de Nicolas Mathieu 

Une usine qui ferme dans les Vosges, tout le monde s’en fout. Une centaine de types qui se retrouvent sur le carreau, chômage, RSA, le petit dernier qui n’ira pas en colo cet été, un ou deux reportages au 19/20 régional et puis basta. Sauf que les usines sont pleines de types dangereux qui n’ont plus rien à perdre. Comme Martel, le syndicaliste qui planque ses tatouages, ou Bruce, le bodybuilder sous stéroïdes. Des types qui ont du temps et la mauvaise idée de kidnapper une fille sur les trottoirs de Strasbourg pour la revendre à deux caïds qui font la pluie et le beau temps entre Epinal et Nancy. Une fille, un Colt 45, la neige, à partir de là, tout s’enchaîne. Aux animaux la guerre, c’est le roman noir du déclassement, des petits Blancs qui savent désormais que leurs mômes ne feront pas mieux et qui vomissent d’un même mouvement les patrons, les Arabes, les riches, les assistés, la terre entière. C’est l’histoire d’un monde qui finit. Avec une fille, un Colt .45, la neige.

La faux soyeuse de Eric Maravélias

«Je suis couvert de sang mais je suis bien. Rien à foutre. Dans l’univers cotonneux et chaud de la défonce opiacée, le sang n’est rien. La mort n’est rien. Et moi-même je ne suis rien. Joies et chagrins se succèdent dans une espèce de brouillard confus, un ballet macabre, et rien ne subsiste de tout cela, sinon parfois, au détour du chemin, un sentiment de gâchis irréversible qui me prend à la gorge. Nos vies de parias sont comme de frêles esquifs privés de gouvernail. Sans plus personne à bord. Elles sont ballottées au creux de flots tourmentés, secouées par des vents inconnus et changeants qui les mènent à leur gré vers des côtes plus ou moins hospitalières, incapables que nous sommes de changer ne serait-ce que la moindre virgule au récit chaotique de nos existences.»

Black cocaïne de Laurent Guillaume

 « Au Mali, tout est possible et rien n’est certain », ainsi parle Solo, ce Franco-Malien recherché par la police française qui a laissé derrière lui un passé obscur pour recommencer une nouvelle vie sur le continent noir.
Ancien des stups respecté de la profession, Solo est devenu à Bamako un détective privé populaire. Même si les souvenirs douloureux le hantent souvent, Solo les noie avec application dans l’alcool.
Jusqu’au jour où une belle avocate française l’engage pour faire libérer sa sœur arrêtée à l’aéroport avec de la cocaïne. Un dossier en apparence simple pour Solo, mais cette banale histoire de mule va prendre une tournure inquiétante.
Ses vieux démons réveillés, l’ex-flic se lance dans cette affaire dangereuse, entre tradition et corruption, avec la détermination de celui qui n’a rien à perdre.

A fond de cale de Dominique Delahaye

Thomas tire son temps en prison. Il ramasse un peu d’argent dans les combats de boxe entre détenus, mais son esprit est concentré sur sa libération. Fils d’un couple de mariniers genre rockeurs marmoréens, il a longtemps vécu sur la péniche de ses parents, La Dandine. Ceux-ci, dédaignés par les nantis de la famille sont morts pour l’un, et en maison de retraite pour l’autre. C’est ce que le notaire de Charleville explique à Thomas.
Plutôt qu’oublier les mauvaises années et changer de paysage, l’ancien détenu reprend des contacts et, brutalement, le passé lui remonte à la gorge.

Terminus Belz de Emmanuel Grand

Il s’appelle Marko Voronine. Il est en danger. La mafia le poursuit.
Il croit trouver refuge sur Belz, une petite île bretonne au large de Lorient coupée de tout sauf du vent. Mais quand le jeune Ukrainien débarque du ferry, l’accueil est plutôt rude. Le métier du grand large en a pris un coup, l’embauche est rare sur les chalutiers et les marins rechignent à céder la place à un étranger.Et puis de curieuses histoires agitent en secret ce port de carte postale que les locaux appellent « l’ile des fous ». Les hommes d’ici redoutent par dessus tout les signes de l’Ankou, l’ange de la mort, et pur Marko, les vieilles légendes peuvent se montrer aussi redoutables que les flingues de quelques tueurs roumains.

Le lauréat sera désigné le 13 novembre prochains !

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