~ Grâce et dénuement ~ de Alice FERNEY

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Résumé :

Dans un décor de banlieue, une libraire est saisie d’un désir presque fou : celui d’initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d’abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu’inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu’elle entrevoit le destin d’une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils. 

Mon avis :

La petite tribu d’Angéline, la doyenne, est composée de ses cinq fils, Angelo, Simon, Lulu, Moustique et Antonio, de leur femmes et de leurs enfants qui passent leurs journées à courir en liberté, sans jamais allé à l’école. Une vie qui aurait pu durer ainsi longtemps si Ester, bibliothécaire au grand coeur, n’avait pas décidé de changer les choses. C’est une vie misérable, sans éducation, décrit avec rudesse par l’auteur. Il n’y a pas de compris ni faux-semblants. C’est une véritable critique de notre société et de notre rapport avec les personnes qui ont une façon de vivre différente de la notre à travers des personnages touchant, rude mais plein de vérité.

Tout d’abord Ester, une femme courageuse, qui ne se laisse pas démonter par l’hostilité des Gitans. Elle donne énormément de sa personne pour d’abord simplement faire partager sa passion de la lecture et leur faire partager les rêves que transmettent les livres aux enfants et en suite pour améliorer la vie au camp et leur avenir. Son humanité et sa force font d’elle un personnage emblématique et qui force l’admiration chez le lecteur.

Chaque personnage a une personnalité propre et complexe. On s’attendris devant les enfants tendis que divers sentiments se bousculent lorsqu’il s’agit des adultes. Alices Ferney a su, avec beaucoup de subtilité et de mots justes décrire notre société à travers ses personnages.

Chaque mot se grave dans notre esprit et, petit à petit, nous décolle les paupières pour diriger notre regard sur une partie de notre société mise à l’écart et cela avec la poésie qui nous laisse un goût d’espoir.

« Elle était joyeuse, et plus que les autres, comme si l’âge gagnant, elle avait fini par comprendre que la joie se fabrique au-dedans. Les enfants étaient entraînés par cette gaieté, leurs petites mains grises rapportaient des branchettes et des brindilles. Angéline riait. Oui les enfants étaient le premier bonheur. »

Retrouvez-moi sur mon nouveau blog : Isabeau de Bellevue

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